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Regard en plastique ou en béton pour la station de pompage ? Comparaison technique

Dans le cas des nouvelles stations de relevage des eaux usées, le matériau des puits joue un rôle déterminant sur les coûts du cycle de vie, l'étanchéité et la sécurité de fonctionnement. Le béton a été considéré comme la norme pendant des décennies. Aujourd’hui, les puits en plastique, en polyéthylène (PE-HD) et en polypropylène (PP), s’imposent dans de nombreux projets – pas partout, mais là où la corrosion, le temps d’installation et l’étanchéité sont des critères prioritaires. Cet article compare objectivement ces deux matériaux et indique dans quels cas chacune de ces solutions est la plus appropriée.

Station de pompage préfabriquée en plastique (PE-HD) lors de sa mise en place dans la fosse de construction

L'essentiel en bref

  • Corrosion : Les regards en plastique résistent à la corrosion par l'acide sulfurique d'origine biologique et aux eaux usées agressives – ce qui constitue la cause la plus fréquente de détérioration des regards en béton dans le domaine du traitement des eaux usées.

  • Poids et installation : Les regards en PE-HD pèsent une fraction du poids d'un regard en béton équivalent. Cela réduit les temps de transport et de pose et permet un pré-assemblage en usine.

  • Étanchéité : Les regards en plastique fabriqués en Monolith ou soudés par liaison de matière réduisent considérablement le risque d'infiltration d'eau étrangère.

  • Statique : Grâce à la plaque de répartition des charges, les regards en plastique sont praticables par des véhicules jusqu'à la classe de charge D 400 (40 t) ; toutefois, la protection contre la poussée hydrostatique doit être prévue de manière active.

  • Le béton reste une solution judicieuse, lorsque la hauteur du poids propre (portance), la charge calorifique ou des valeurs de référence établies sont déterminants.

Résistance chimique et protection contre la corrosion

Le mécanisme de détérioration le plus fréquent des regards en béton utilisés dans le domaine de l'assainissement est la corrosion biogène par l'acide sulfurique (BSK). Dans ce processus, les micro-organismes présents dans les eaux usées transforment les composés soufrés en acide sulfurique, qui décompose la matrice du ciment de l'intérieur. Il en résulte une érosion du matériau, des fissures et, à long terme, des fuites.

Les avantages du plastique :

  • Résistance à la corrosion : Le PE-HD et le PP résistent à la plupart des substances présentes dans les eaux usées municipales ainsi qu'à l'acide sulfurique d'origine biologique. Un revêtement intérieur, comme c'est le cas pour le béton, n'est pas nécessaire.

  • Coûts d'entretien : Il n'est plus nécessaire de procéder à des travaux de rénovation récurrents de la paroi intérieure du regard, qui, dans le cas des regards en béton, peuvent s'avérer nécessaires au bout de 15 à 30 ans, en fonction des contraintes subies.

Terme technique : Corrosion biogène par l'acide sulfurique désigne la dégradation du béton par l'acide sulfurique produit par des bactéries issues des composés soufrés présents dans les eaux usées. Il s'agit d'une attaque combinée, à la fois chimique et biologique, de la surface.

Des limites clairement définies : Le plastique présente lui aussi des limites chimiques – notamment face à certains solvants, à un rayonnement UV prolongé en cas d'exposition à l'air libre ou à des températures ponctuelles élevées. Dans les eaux usées municipales classiques, ces facteurs ne jouent toutefois pratiquement aucun rôle.

Source : Fraunhofer UMSICHT – Corrosion par l'acide sulfurique d'origine biologique (BSK)

Comparaison entre l'installation et la rentabilité

L'installation de stations de pompage s'effectue souvent dans l'urgence et dans des conditions de terrain difficiles. C'est là qu'un faible poids propre s'avère avantageux, et ce à plusieurs égards.

Les regards en plastique ne pèsent qu'une fraction du poids des regards en béton comparables, ce qui permet de les transporter et de les installer à l'aide d'équipements plus légers. Mais c’est la préfabrication qui est déterminante : comme la robinetterie, les canalisations et le passage de pompe sont déjà montés en usine, le temps de travail sur le chantier est considérablement réduit. À cela s’ajoute l’étanchéité : les regards de fabrication Monolith ou soudés par liaison de matière ne présentent aucun joint critique par lequel de l’eau étrangère pourrait s’infiltrer, ce qui évite les dysfonctionnements tout au long de leur durée de vie.

La logistique et le montage mis à l'épreuve dans la pratique

Les systèmes de fosse à double paroi en PE-HD allient une grande stabilité à un faible poids. Même les grandes stations de pompage peuvent être livrées d'un seul tenant. Le transport s'effectue à l'horizontale, à bord d'un semi-remorque, directement jusqu'au chantier. Sur place, la station préfabriquée est déchargée à l'aide d'une grue mobile, mise en place et installée dans la fosse de fondation préparée.

Le processus, depuis l'arrivée du semi-remorque jusqu'à sa mise en place définitive, ne dure généralement que quelques heures. Les avantages :

  • Des délais de construction plus courts et moins de perturbations de la circulation

  • Moins d'interfaces entre les corps de métier, ce qui réduit d'autant les sources d'erreurs

  • Réduction des coûts grâce à une période de maintien du niveau des eaux souterraines plus courte, à un transport à niveau et à une utilisation réduite de personnel et de machines

Station de pompage en plastique posée à l'horizontale sur un semi-remorque lors de son transport vers le chantier

Quand le béton reste néanmoins le meilleur choix

Le plastique n'est pas toujours le meilleur choix. Le béton révèle ses atouts lorsque :

  • niveau élevé de la nappe phréatique lorsque cette condition est remplie et que le poids propre est souhaité comme dispositif passif de prévention de la flottabilité,

  • une très longue expérience et de nombreuses références sont exigées (la durabilité du béton est attestée depuis des décennies),

  • charges mécaniques ponctuelles élevées ou charges calorifiques auxquels il faut s'attendre,

  • régional des chaînes d'approvisionnement et des normes éprouvées faire pencher la balance.

La réponse honnête est donc la suivante : cela dépend du projet. Pour la plupart des nouvelles stations de relevage des eaux usées municipales, le plastique offre toutefois la solution la plus adaptée dans son ensemble.

Comparaison directe entre un regard en plastique et un regard en béton

Quel matériau de puits convient à votre projet ? Comparaison directe des critères essentiels, de la résistance à la corrosion au temps d'installation, en passant par la protection contre la poussée hydrostatique.

Corrosion et entretien

Plastique : résistant à la corrosion par l'acide sulfurique d'origine biologique, sans revêtement intérieur, nécessitant peu d'entretien. Béton : sensible à la corrosion, nécessitant souvent une rénovation au bout de 15 à 30 ans.

Poids et Installation

Plastique : faible Poids, souvent proposé sous forme de station complète, temps d'installation nettement plus court. Béton : lourd, nécessite davantage d'équipement, pré-montage limité.

Stabilité et étanchéité

Plastique : praticable jusqu'à D 400 (prévoir une protection active contre la flottabilité), étanchéité Monolith. Béton : jusqu'à D 400, flottabilité due au poids propre, étanchéité dépendante des joints.

Coûts et expérience

Plastique : prix du matériau plus élevé, mais coûts du cycle de vie plus faibles, qui a fait ses preuves depuis des décennies. Béton : moins cher à l'achat, utilisé depuis très longtemps.

Les coûts du cycle de vie plutôt que le prix d'achat

Le prix d'achat à l'unité d'un regard en plastique varie selon la version. Ce qui est déterminant, c'est toutefois l'analyse globale sur toute la durée de vie :

  • coûts d'installation réduits (temps, équipement, gestion des eaux souterraines)

  • frais de rénovation et de revêtement correspondants

  • moins de dysfonctionnements dus à la présence d'eau étrangère

Sur l'ensemble du cycle de vie, le prix plus élevé des matériaux s'atténue ainsi dans de nombreux projets, voire s'inverse.

Regards en plastique

Une solution efficace pour les stations de pompage

Complet et pré-assemblé

Complet et pré-assemblé

Jusqu'à 50 % de temps d'installation en moins, moins d'erreurs.

Léger et résistant

Léger et résistant

Facile à transporter et conçu pour supporter un trafic intense.

Étanche et nécessitant peu d'entretien

Étanche et nécessitant peu d'entretien

Empêche les infiltrations et réduit les coûts d'exploitation.

Conclusion

Pour les stations de relevage des eaux usées modernes, le puits en plastique offre, dans la plupart des cas, la solution globale la plus adaptée sur le plan technique : haute résistance à la corrosion, délais d'installation courts et étanchéité fiable tout au long de la durée de vie. Le béton reste le choix approprié lorsque la poussée hydrostatique, la charge calorifique ou des valeurs de référence établies sont déterminantes. Toutefois, si vous souhaitez concevoir une installation nécessitant peu d’entretien et durable, vous devriez aujourd’hui prendre en compte le regard en plastique dans toute analyse des différentes options.

Auteur

Cet article a été rédigé par :

Jonas Schädeli · Chef de produit Puits et outils

Jonas Schädeli · Chef de produit Puits et outils

Temps de lecture : 2 min

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